D'après l'ICANN, il y avait 720 congressistes venus de 76 pays lors de la réunion ICANN de New Delhi la semaine dernière. Même si ce score n'est pas mauvais, il reste assez moyen. A titre de comparaison, la précédente réunion, celle de Los Angeles, avait draînée plus de 1 100 personnes venant de 132 pays.
Cette différence illustre très bien le bilan un peu mitigé de la réunion de Delhi. Pour beaucoup, cette 31e
ICANN était tout simplement trop chère pour justifier le déplacement. Delhi étant en pénurie d'hôtels de luxe, le tarif d'une chambre dans le "quartier diplomatique" qui était le seul dans cette ville à proposer l'infrastructure nécessaire à la tenue d'une réunion ICANN dépassait souvent les $ 400 US.Pour autant, ceux qui n'avaient pu venir auraient quand même dû pouvoir participer. L'ICANN développe beaucoup les possibilités de participation à distance – visio ou téléconférence, par exemple - afin de permettre au plus grand nombre de s'impliquer dans ses processus. Mais à Delhi, les problèmes de connexion ont été légion, avec des coupures des liaisons Internet très fréquentes. Résultat, le taux de participation à distance a beaucoup souffert.
Tout cela ne fait que renforcer la pression sur la communauté Internet française pour la prochaine réunion de l'ICANN, celle de Paris. Organisateurs, prestataires techniques, partenaires… tous sont attendus au tournant par une population "icanienne" qui, en plus, ne fait que rêver de Paris depuis l'annonce de cette réunion.