Ces derniers mois, il y a eu plusieurs cas de registrars américains supprimant ou bloquant un nom de domaine pour éviter de se retrouver en délicatesse avec la législation de leur pays.
J'ai d'ailleurs relaté deux de ces cas : celui du politicien néerlandais Geert Wilders et également des noms d'un voyagiste spécialisé sur le Cuba.
Suite à ces incidents, l'avocat américain John Berryhill offre une analyse juridique très intéressante. Son propos : les registrars américains risquent peut-être des amendes, voir pire, sans vraiment le savoir. Tout simplement en ayant en gestion des noms de domaine liés à des ressortissants de pays figurant sur la liste noire de l'Etat américain.
Sur cette liste se trouvent des pays, des sociétés ou des individus avec lequel il est strictement interdit de travailler ou d'avoir des relations commerciales.
John Berryhill donne pourtant plusieurs exemples de noms de domaine enregistrés par le biais de registrars américains, dont les propriétaires figurent sur cette liste. Sa conclusion : les registrars américains ne font pas assez attention aux noms qu'ils ont en portefeuille. Sous-entendu : si leur législateur se réveille un jour, ces mêmes registrars courent le risque de se voir sanctionnés.
Vu d'Europe, on peut vraiment se demander s'il est encore raisonnable de laisser des noms chez un registrar américain. Au risque de se réveiller un jour avec des noms pris en otage, et un registrar qui ne répond plus…