Friday, March 28. 2008
Ces derniers mois, il y a eu plusieurs cas de registrars américains supprimant ou bloquant un nom de domaine pour éviter de se retrouver en délicatesse avec la législation de leur pays.
J'ai d'ailleurs relaté deux de ces cas : celui du politicien néerlandais Geert Wilders et également des noms d'un voyagiste spécialisé sur le Cuba. Suite à ces incidents, l'avocat américain John Berryhill offre une analyse juridique très intéressante. Son propos : les registrars américains risquent peut-être des amendes, voir pire, sans vraiment le savoir. Tout simplement en ayant en gestion des noms de domaine liés à des ressortissants de pays figurant sur la liste noire de l'Etat américain. Sur cette liste se trouvent des pays, des sociétés ou des individus avec lequel il est strictement interdit de travailler ou d'avoir des relations commerciales. John Berryhill donne pourtant plusieurs exemples de noms de domaine enregistrés par le biais de registrars américains, dont les propriétaires figurent sur cette liste. Sa conclusion : les registrars américains ne font pas assez attention aux noms qu'ils ont en portefeuille. Sous-entendu : si leur législateur se réveille un jour, ces mêmes registrars courent le risque de se voir sanctionnés. Vu d'Europe, on peut vraiment se demander s'il est encore raisonnable de laisser des noms chez un registrar américain. Au risque de se réveiller un jour avec des noms pris en otage, et un registrar qui ne répond plus…
Friday, March 28. 2008
Verisign vient de nous prévenir qu'à partir du 1er octobre 2008, leurs tarifs "registrars" (le prix payé par nous, les registrars, pour acheter un nom) allaient augmenter. Cela se fait dans les cadres des 7% d'augmentation annuels négociés par Verisign lors du renouvellement de leur contrat de gestion avec l'ICANN.
Comme d'habitude, cette augmentation n'aura aucun impact pour les clients INDOM, puisque nous prévoyons de l'absorber sans la répercuter auprès de nos clients. En revanche, de nombreux registrars reverront certainement leurs tarifs à la hausse puisque c'est ce qu'ils avaient fait lors de la précédente augmentation tarifaire pratiquée par Verisign.
Wednesday, March 26. 2008
Les réunions ICANN se tiennent normalement sur une semaine complète, du lundi au vendredi. Mais pour Paris, l'ICANN envisage de raccourcir la semaine d'une journée, pour terminer la réunion le jeudi 26 juin au lieu du lendemain. Si la décision est prise, la confirmation sera donnée sur le site officiel de la réunion de Paris.
Monday, March 24. 2008
Une nouvelle "affaire" est en train de naître. Et comme le sort a souvent tendance à s'acharner, c'est le registrar américain Network Solutions qui se retrouve une nouvelle fois au centre de la polémique.
Celle-ci porte sur le site de Geert Wilders, un homme politique hollandais controversé, puisqu'il considère le coran comme un livre raciste et souhaite le faire interdire au Pays-Bas. Sur son site, dont le nom de domaine a été réservé chez Network Solutions, Geert Wilders faisait la promotion de son prochain court-métrage, une critique du coran intitulée "Fitna". Le film, considéré comme dangereux car susceptible d'engendrer la colère des musulmans du monde entier comme l'avait fait la publication des caricatures du prophète Mohamed, est décrié par les autorités hollandaises. Des manifestations ont même eu lieu dans ce pays pour montrer que tous ne partagent pas l'extrémisme de Geert Wilders C'est dans ce contexte particulièrement difficile que Network Solutions a décidé d'invoquer une clause de ses conditions générales demandant à ses clients d'éviter "tout contenu préjudiciable de quelque nature que ce soit" pour suspendre le nom de domaine en question : fitnathemovie.com. Actuellement, le site de Geert Wilders est remplacé par un message (photo) indiquant sa suspension suite à la réception de nombreuses plaintes. Le registrar indique chercher a déterminer si le site viole ses règles de bon usage. .
Continue reading "Censure, ou instinct de conservation ?"
Thursday, March 20. 2008
On ne pensait plus en entendre parler depuis le non définitif de l’ICANN à Lisbonne en mars 2007, le .XXX revient pourtant dans l'actualité. Un article de News.com nous indique en effet une récente décision de justice qui pourrait sonner le glas définitif de l'extension réservée à l'industrie pornographique. Rappel des faits : en mai 2006, Stuart Lawley, PDG de ICM Registry (la société à l’origine du projet .XXX) dépose une plainte pour récupérer des documents qui montreraient des pressions exercées par le gouvernement américain sur l’ICANN pour bloquer le .XXX. Stuart Lawley a invoqué le FOIA (Freedom Of Information Act) pour forcer le gouvernement à fournir ces documents. Ayant obtenu un premier lot de documents, ICM Registry souhaitait aller plus loin. Le 12 mars dernier, un juge de Washington a répondu non. Aucun document supplémentaire ne sera remis. Cette demande portait pourtant sur des notes et emails qui auraient vraisemblablement permis d'en savoir plus sur les raisons qui ont poussé l’ICANN a revenir sur sa décision d’avaliser le .XXX. Face à ce nouveau revers, il paraît aujourd'hui difficile d'imaginer que le .XXX puisse voir le jour. Car même si les ressources financières et la volonté de Stuart Lawley et de ICM Registry sont importantes, le temps joue contre eux. L'ICANN, et la communauté Internet en général, semblent déjà être passés à autre chose…
Tuesday, March 18. 2008
Sur le blog de l'ICANN, un coup d'œil à la façon dont les réunions ICANN sont organisées. On y découvre la composition et le fonctionnement de l'équipe mise en place par l'ICANN pour mettre sur pied ces réunions, l'infrastructure nécessaire… et même l'impact financière de ces réunions sur l'économie locale. A lire ici.
Monday, March 17. 2008
Une annonce faite hier par la société danoise Balslev Media ApS, nouvellement propriétaire du nom casino.de, dévoile l'une des transactions les plus élevées sur une extension nationale.
Casino.de a été acheté 400 000 euros. Il n'est pas étonnant de voir de tels records sur l'extension allemande. Elle reste, après tout, la deuxième extension au monde en terme de volume avec presque 12 millions de noms. Surtout, il y a une véritable activité et un intérêt légitime pour l'Internet en Allemagne. Ce volume d'enregistrement apparaît donc nettement plus représentatif d'une réalité que celui, par exemple, de la Chine, qui est le produit d'une campagne de promotion totalement artificielle voulue par les autorités locales pour "faire bonne figure" sur l'échiquier mondial des extensions (depuis déjà plus d'un an, pour les chinois les noms de domaine en .CN sont quasiment gratuits). L'acheteur de casino.de a indiqué son intention d'en faire un portail d'information "indépendant et fiable" sur les différentes offres de jeu disponibles sur Internet. "Un joueur en ligne aime parier, mais il n'a certainement pas envie de parier sur la qualité du site de jeu qu'il décide d'utiliser," indique Jan Balslev, le responsable communication de Balslev Media ApS. "A ce titre, casino.de est le nom parfait. Il décrit exactement ce que nous faisons et nous permettra d'être trouvé par de nombreux internautes, même ceux qui ne nous connaissent pas, en navigation directe (c'est-à-dire en tapant directement le nom de domaine dans un navigateur, sans passer par un moteur de recherche – SVG)." Parfaitement logique. Et ce que monsieur Balslev oublie de préciser, c'est que sa société va certainement passer des accords payants avec les différents sites de jeu qui souhaiteront naturellement être référencés sur casino.de. De quoi rentabiliser cet achat rapidement.
Thursday, March 13. 2008
Pas tout à fait d'ailleurs, puisque ce sont en fait environ un demi million de demandes qui ont été reçues pour des noms en .ASIA.
Maintenant que son programme d'ouverture touche à sa fin (il ne reste plus que l'ouverture générale, le "go-live", qui démarre le 26 mars), le registre a annoncé les derniers chiffres. 473 633 demandes ont été reçues pendant les 3 semaines de la landrush. 45 697 noms ont été demandés plusieurs fois et seront donc attribués aux enchères. A ces chiffres s'ajoutent ceux des périodes précédentes (sunrise and pioneer) pour un total de 505,838 demandes reçues (en sunrise, 1 051 noms avaient été demandés plus d'une fois). Le nom le plus demandé en sunrise avait fort logiquement été sex.asia (14 dossiers). Il est donc intéressant de constater qu'en landrush, c'est buy.asia qui a été le plus demandé (plus de 400 demandes).
Wednesday, March 12. 2008
J'en parlais encore récemment, le nom de domaine ne semble vraiment pas connaître la crise. Mais la vente de fund.com qui vient d'être annoncée bat les précédents records officiels en la matière.
C'est une société portant le même nom, Fund.com, qui a acheté ce domaine pour la somme de US$9 999 950, soit à 50 dollars prêt le chiffre assez impressionnant de 10 millions. Le précédent record officiellement reconnu par Guinness est celui de la vente en 1999 de business.com pour US$ 7,5 millions. Depuis, au moins deux noms auraient dépassé ce montant : sex.com (le montant de la vente, jamais officialisé, se situerait entre 12 et 14 millions de dollars) et porn.com (9,5 millions de dollars). L'acheteur Fund.com est une société cotée sur le OTCBB (Over The Counter Bulletin Board), le marché de gré à gré américain dont j'avais parlé récemment dans Domaines.Info au sujet de la vente du registre du .TRAVEL. L'avantage d'avoir un acheteur coté, même sur un marché aussi peu fiable que le OTCBB, c'est qu'un achat de 10 millions est forcément déclaré aux autorités boursières. C'est bien le cas avec ce nom de domaine, ce qui permet d'authentifier la transaction. Fund.com devrait donc bientôt prendre sa place dans le classement officiel des noms les plus chers de l'histoire. Et cette vente illustre une nouvelle fois la très bonne santé actuelle du marché des noms de domaine.
Tuesday, March 11. 2008
L'histoire de Stephen Marshall a de quoi inquiéter tous ceux qui ont des noms de domaine chez des registrars américains. Ce spécialiste du voyage vers Cuba utilisait plusieurs noms de domaine en relation avec ce pays pour faire fonctionner son affaire. Des noms comme cuba-che.com ou cuba-shopping.com.
Mais de façon assez opaque, le gouvernement américain a placé un certain nombre des noms de Digital Panorama, la société de Stephen Marshall, sur une liste noire. La raison : l'administration américaine considère les activités de Stephen Marshall comme génératrices de revenus pour le régime de Fidel Castro, contre lequel elle lutte. Ainsi en 2004, une annonce avait été publiée par le gouvernement en ce sens. Mais le "black-listage" des noms de Stephen Marshall a seulement été remarqué récemment par son registrar américain eNom. Ce dernier a donc, sans autre forme de procès, suspendu les noms, mettant ainsi un grave coup d'arrêt aux activités commerciales de Stephen Marshall (qui a depuis déposé des noms similaires, mais en .NET et auprès d'un registrar européen, dans l'espoir de reconstruire son activité). Précisons que ce dernier n'est ni américain (il est britannique), ni basé en Amérique (il travaille en Espagne) !
Continue reading "Vos noms de domaine, ou ceux du gouvernement américain ?"
Thursday, March 6. 2008
Encore une ! Une nouvelle vente importante d'un nom de domaine. Cette fois, il s'agit de dataRecovery.com (récupération de données) racheté par une société spécialisée dans ce secteur pour 1,7 millions de dollars.
L'acheteur, ESS Data Recovery, a expliqué vouloir ce nom pour se démarquer d'un nombre grandissant de sociétés arrivant sur ce marché. La logique est implacable, et illustre mieux que tout long discours pourquoi le nom de domaine a aujourd'hui une valeur indéniable : en tant qu'identifiant unique sur un réseau à portée mondiale, il est une fantastique pancarte publicitaire. Il faut donc s'attendre à voir les bons noms continuer à prendre de la valeur. Sur un marché qui confirme également sa croissance. Les derniers chiffres fournis par le registre du .COM Verisign montrent en effet que 33 millions de noms supplémentaires ont été enregistrés en 2007, portant le total mondial à 153 millions !
Monday, March 3. 2008
La semaine dernière, j'ai participé à la troisième réunion du "comité de soutien" d'EURid, à Bruxelles. Ce comité a été lancé par le registre du .EU à la mi-2007 dans le but de mieux collaborer avec son réseau de vente : les registrars. Sept registrars, dont INDOM, ont ainsi été invités à participer en tant que représentants de toute la communauté des registrars accrédités .EU. Dans le cadre de réunions organisées environ une fois par trimestre, le comité planche sur une série de demandes - généralement de nature technique - qui pourraient faciliter le travail des registrars et donc, par capillarité, la vie de leurs clients. Les départements juridiques, administratifs et techniques d'EURid sont présents lors de ces réunions. En effet, il est important de pouvoir jauger la faisabilité technique des demandes, tout en confirmant que celles-ci ne sont pas déjà en développement par EURid ou qu'elles ne vont pas à l'encontre des règles fixées pour le registre par la Commission européenne. A chaque réunion, les membres registrars du comité se font les messagers de leur communauté, en soumettant à EURid ces demandes qui leur ont été envoyées par d'autres registrars ou qui découlent de leur propres expériences de registrars .EU.
Continue reading "Des transferts avec auth code pour le .EU"
|