La Chine a décidé de protéger l'intégralité des noms de domaine de ses athlètes olympiques pour éviter de les voir déposés par des tiers.
Dans ce paradis de la contrefaçon, il semble qu'on ne rigole pas avec le cybersquatting lorsque celui-ci est trop proche. D'après l'agence de presse Xinhua, avant l'ouverture des JO de Pékin, l'Administration Générale des Sports chinoise a envoyé au registre CNNIC la liste complète des athlètes olympiques de l'équipe chinoise avec instruction de protéger les noms de domaine équivalents.
Les noms seraient proposés aux athlètes gratuitement.
Cette façon pour les autorités de s'inventer leurs propres règles et de s'affranchir de celles en vigueur pour le commun des Internautes me rappelle l'épisode des collectivités locales sur le .FR. Avant de libéraliser le .FR, l'AFNIC avait fait l'effort de prévenir les élus locaux pour qu'ils protègent leurs collectivités si nécessaire. Ils n'ont pas réagi… jusqu'à la libéralisation passée. Là ils ont crié au scandale, obligeant le Conseil d'administration de l'AFNIC à leur accorder une protection spéciale.
Ayant vécu cette douloureuse affaire de l'intérieur, j'ai pu constater que 1. les élus ne voyaient pas pourquoi ils devraient faire comme tout le monde et payer leurs noms de domaine et 2. une fois ces noms protégés, ils n'avaient aucune intention de les enregistrer. Pourquoi le faire, puisque plus personne ne pouvait les prendre ? Autant continuer de payer pour un .COM, sur lequel aucune protection spéciale ne peut être réclamée au gestionnaire français…
La décision chinoise me semble tout aussi hypocrite. La petite entreprise locale s'est fait piquer son nom ? Elle n'a qu'à passer par les procédures de résolution des litiges ! Mais certains veulent, et ont le pouvoir d'obtenir, un traitement spécial. Ils ne s'en gênent donc pas.