Ils se sont réveillés un peu tard, mais on dirait que nos élus ont trouvé avec l'Internet une nouvelle source potentielle de rentrées fiscales. Après la proposition du président Sarkozy d'aller chercher une partie du financement du service de télévision public en taxant Internet, voici qu'une autre proposition de ce type pointe le bout de son nez.
Le Monde Informatique rapporte en effet un projet de Philippe Douste-Blazy, nouvellement "conseiller spécial pour les sources novatrices de financement du développement" (fallait-il encore l'inventer ce titre là) de l'ONU, suggérant de taxer le commerce sur Internet pour lutter contre la pauvreté dans le monde.
Si, comme toujours dans ce genre de projet, les intentions sont louables (qui ne voudrait pas réduire la pauvreté dans le monde ?), la solution envisagée me laisse perplexe. Internet apparaît en effet comme un formidable outil de démocratisation et de partage du savoir et de la liberté au niveau mondial. A ce titre, n'est pas sur un Internet plus libre qu'il faudrait travailler, au lieu d'un Internet plus cher parce que taxé d'avantage ?