Thursday, April 17. 2008
Le .SU, c'est l'extension de feu l'Union Soviétique. Pour ceux qui reviennent d'un long voyage, il s'agit bien de cette même Union Soviétique qui a cessé d'exister en 1992. Sa disparition a fort logiquement amené l'ISO à supprimer le code SU de sa liste. Et comme pour pouvoir être, une extension nationale doit obligatoirement figurer dans la liste officielle ISO, le .SU a été condamné par l'ICANN. Comme elle l'a fait pour les pays issus de l'ex-Yougoslavie en remplaçant le TLD .YU par les .RS (Serbie) et .ME (Monténégro), l'ICANN a décrété la suppression du .SU et son remplacement par les .RU (Russie), .BY (Biélorussie) ou encore le .UA (Ukraine). Dans la cas de l'ex-Yougoslavie, tout c'est bien passé. Les acteurs locaux ont joué le jeu. Le .RS est d'ores et déjà fonctionnel (INDOM a déjà enregistré plusieurs .RS pour ses clients) et le .ME ne va pas tarder à être lancé. Problème, les Russes se montrent nettement moins coopératifs. En clair, ils refusent tout simplement de lâcher le .SU !
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Thursday, April 10. 2008
L'ICANN vient de publier le programme de la semaine de la réunion de Paris, en juin. Un programme légèrement inhabituel pour une réunion ICANN et manifestement prévu pour toujours plus d'ouverture vers ceux qui ne connaissent pas le fonctionnement de l'organisme. Première nouveauté : comme je l'avais révélé ici-même, la réunion sera écourtée d'une journée. La traditionnelle réunion du Conseil de l'ICANN clôturant la semaine le vendredi est donc avancée au jeudi. Le semaine ICANN Paris commencera donc le dimanche 22 juin par quelques réunions qui n'intéresseront pas la grande majorité des participants, d'abord parce qu'elles ne leur seront pas ouvertes et ensuite parce qu'elle relèvent exclusivement des fonctionnements internes de l'ICANN. Les choses sérieuses commenceront le lundi, avec la "cérémonie d'accueil" (Welcome Ceremony) permettant une présentation officielle de l'ICANN. Le programme prendra ensuite son rythme de croisière avec ateliers et plénières autour des sujets phares du moment. Autre nouveauté, certaines réunions seront plus spécifiquement orientées vers les acteurs commerciaux et identifiées par la rubrique "Business Access Agenda". Bonne nouvelle, les grandes questions qui se posent actuellement à l'ICANN auront toutes une place bien déterminée, avec des ateliers sur les nouvelles extensions, les IDN, le WHOIS et l'IPV6.
Saturday, April 5. 2008
Lors de sa réunion du 27 mars dernier, le Conseil d'administration de l'ICANN a fait le point sur les réunions internationales organisées 3 fois par an par l'association. Ces dernières lui coûtent manifestement trop cher, puisque le vice-président Paul Levins a informé le Conseil d'un projet d'en réduire le nombre. De 3 par an, on passerait à 2. Pourquoi un plan de rigueur ? Depuis la fin de l'an dernier, et la réunion de Los Angeles que l'ICANN a dû organiser elle-même après que le pays hôte initialement prévu ait fait défaut, l'association se voit obligée d'assumer une part de plus en plus grande du budget global d'organisation de ses réunions. C'est en quelque sorte la mauvaise rançon du succès. Ces réunions n'ont jamais attiré autant de monde. Celle de Paris devrait même battre tous les records d'affluence en frôlant (voir en dépassant) les 1 500 participants. Un fardeau devenu trop lourd pour les seuls hôtes locaux… et en passe de le devenir également pour l'ICANN. Paul Levins a indiqué que si la décision de migrer vers un format 2 réunions annuelles était prise, une période de transition serait à entamer à partir de juin prochain. Il a par ailleurs donné des chiffres sur les budgets des deux réunions les plus récentes. New Delhi aura finalement coûté $1,7 millions (près de 1,1 millions d'euro) et le budget actuel de Paris serait déjà de $1,54 millions (presque 1 million d'euro).
Wednesday, March 26. 2008
Les réunions ICANN se tiennent normalement sur une semaine complète, du lundi au vendredi. Mais pour Paris, l'ICANN envisage de raccourcir la semaine d'une journée, pour terminer la réunion le jeudi 26 juin au lieu du lendemain. Si la décision est prise, la confirmation sera donnée sur le site officiel de la réunion de Paris.
Thursday, March 20. 2008
On ne pensait plus en entendre parler depuis le non définitif de l’ICANN à Lisbonne en mars 2007, le .XXX revient pourtant dans l'actualité. Un article de News.com nous indique en effet une récente décision de justice qui pourrait sonner le glas définitif de l'extension réservée à l'industrie pornographique. Rappel des faits : en mai 2006, Stuart Lawley, PDG de ICM Registry (la société à l’origine du projet .XXX) dépose une plainte pour récupérer des documents qui montreraient des pressions exercées par le gouvernement américain sur l’ICANN pour bloquer le .XXX. Stuart Lawley a invoqué le FOIA (Freedom Of Information Act) pour forcer le gouvernement à fournir ces documents. Ayant obtenu un premier lot de documents, ICM Registry souhaitait aller plus loin. Le 12 mars dernier, un juge de Washington a répondu non. Aucun document supplémentaire ne sera remis. Cette demande portait pourtant sur des notes et emails qui auraient vraisemblablement permis d'en savoir plus sur les raisons qui ont poussé l’ICANN a revenir sur sa décision d’avaliser le .XXX. Face à ce nouveau revers, il paraît aujourd'hui difficile d'imaginer que le .XXX puisse voir le jour. Car même si les ressources financières et la volonté de Stuart Lawley et de ICM Registry sont importantes, le temps joue contre eux. L'ICANN, et la communauté Internet en général, semblent déjà être passés à autre chose…
Tuesday, March 18. 2008
Sur le blog de l'ICANN, un coup d'œil à la façon dont les réunions ICANN sont organisées. On y découvre la composition et le fonctionnement de l'équipe mise en place par l'ICANN pour mettre sur pied ces réunions, l'infrastructure nécessaire… et même l'impact financière de ces réunions sur l'économie locale. A lire ici.
Monday, February 18. 2008
D'après l'ICANN, il y avait 720 congressistes venus de 76 pays lors de la réunion ICANN de New Delhi la semaine dernière. Même si ce score n'est pas mauvais, il reste assez moyen. A titre de comparaison, la précédente réunion, celle de Los Angeles, avait draînée plus de 1 100 personnes venant de 132 pays. Cette différence illustre très bien le bilan un peu mitigé de la réunion de Delhi. Pour beaucoup, cette 31e ICANN était tout simplement trop chère pour justifier le déplacement. Delhi étant en pénurie d'hôtels de luxe, le tarif d'une chambre dans le "quartier diplomatique" qui était le seul dans cette ville à proposer l'infrastructure nécessaire à la tenue d'une réunion ICANN dépassait souvent les $ 400 US.Pour autant, ceux qui n'avaient pu venir auraient quand même dû pouvoir participer. L'ICANN développe beaucoup les possibilités de participation à distance – visio ou téléconférence, par exemple - afin de permettre au plus grand nombre de s'impliquer dans ses processus. Mais à Delhi, les problèmes de connexion ont été légion, avec des coupures des liaisons Internet très fréquentes. Résultat, le taux de participation à distance a beaucoup souffert. Tout cela ne fait que renforcer la pression sur la communauté Internet française pour la prochaine réunion de l'ICANN, celle de Paris. Organisateurs, prestataires techniques, partenaires… tous sont attendus au tournant par une population "icanienne" qui, en plus, ne fait que rêver de Paris depuis l'annonce de cette réunion.
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Thursday, January 24. 2008
Dans le Landerneau du nommage, il suffit de mettre l'acronyme "ICANN" dans un titre pour susciter à coup sûr la polémique. Et il suffit de dire un peu de bien de cet organisme de droit californien, en charge de réguler les noms de domaine, pour être immédiatement estampillé vil flagorneur à la solde de l'empire américain.
Allez savoir pourquoi l'ICANN est polarisante à ce point ? Bien sûr, pour certains, la critique est la plus facile des solutions. Je reste étonné de lire si souvent, sur les sites de certains "confrères", autant de négativité vis-à-vis du business dans lequel eux-mêmes se trouvent. "Tous des pourris", "le cybersquatting explose", "le système est vérolé"… Cet amour de la sinistrose alarmiste (et généralement non justifiée), est pour moi difficile à comprendre. Pour ceux qui aiment être déprimés et tenter de déprimer les autres, l'ICANN est donc certainement une cible facile…
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